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Claude Stéphane PERRIN

Recherches philosophiques qui, inspirées par l'idée du neutre, vont au-delà du scepticisme vers une interprétation moderne (historique et intemporelle) du principe de raison.

Blanchot et le quotidien

 

Claude Stéphane PERRIN

 

 

Blanchot et le quotidien


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Détail d'une œuvre de Félix Vallotton intitulée Le Sommeil, 1908, 113,5 x 162,5 cm. Musée d'art et d'histoire de la ville de Genève.  Reproduite p. 190 de Félix Vallotton, Le Nabi étranger, Parkstone international, 2013.

 

 

 

   Au quotidien, chacun vit sa présence au monde d'une manière évanescente. Car, lorsqu'un homme prend conscience de la brièveté de cette présence qui n'en est pas vraiment une, n'est-il pas passivement absorbé par le mystère du devenir ? Au quotidien, comme dans un tableau de Balthus, ce qui est montré ne pourra jamais être dit. Ou bien le mystère du quotidien s'estompe dans quelques moments joyeux, créatifs. Ou bien enfin, pour Blanchot, une relation matériellement neutre s'instaure en permanence, celle du souffrir, de la fatigue, de l'ennui ou du mourir, en tout cas une relation au vide, ni présente, ni absente, donc en suspens entre un avant et un après aussi inconsistants l'un que l'autre.

 

a) Le point de vue complexe de Blanchot.

 

   Dans la perspective de Blanchot, la présence de chacun au réel échappe véritablement. Il écrit : "Le quotidien échappe. C'est sa définition." (1) Mais cette épreuve du quotidien échappe à qui ? Sans doute à celui qui se situe en même temps dans le désir de saisir le présent et dans le morne sentiment d'une chute de ce présent, ou bien de l'impossibilité de le saisir, en tout cas d'une perte de soi et du monde. Du reste, comment cette épreuve paradoxale de l'absence-présente est-elle possible ? Il faudrait par exemple que prédomine la confusion de quelque nostalgie (ce douloureux retour d'un bonheur perdu), ou bien que soit ressassée l'épreuve tragique et douloureuse d'un désastre absolu, c'est-à-dire la réelle épreuve d'une néantisation complète et inéluctable de tout ce qui existe. Dans ce cas, la banalité exhiberait sa neutre platitude, son insignifiante médiocrité : "Le quotidien, c'est la platitude (ce qui retarde et ce qui retombe, la vie résiduelle dont se remplissent nos poubelles et nos cimetières, rebuts et détritus), mais cette banalité est pourtant aussi ce qu'il y a de plus important, si elle renvoie à l'existence dans sa spontanéité même et telle que celle-ci se vit, au moment où, vécue, elle se dérobe à toute mise en forme spéculative, peut-être à toute cohérence, toute régularité…" (2)

   Le point de vue matérialiste de Blanchot est pourtant plus synthétique que dialectique : "Quels que soient ses aspects, le quotidien a ce trait essentiel : il ne se laisse pas saisir. Il échappe."  (3) Mais pourquoi y a-t-il une fuite du quotidien dans un quotidien qui ne dit rien et qui ne montre rien ? Est-ce parce qu'en lui il "n'y a encore rien à connaître", ou bien est-ce parce que la prolixité du quotidien est vécue passivement en dehors de toute volonté de la connaître ? Blanchot répond à ces deux questions par l'affirmative : d'abord "le quotidien c'est la vie dans sa dissimulation équivoque", ensuite "le quotidien échappe. Pourquoi échappe-t-il ? C'est qu'il est sans sujet." (4) Le sujet est donc effacé, tout comme Blanchot lorsqu'il écrit ses essais, en retrait, en réserve, en se mettant en question comme auteur possible : "Nous-mêmes à l'ordinaire." (5) Il ajoute : "Lorsque je vis le quotidien, c'est l'homme quelconque qui le vit, et l'homme quelconque n'est ni à proprement parler moi ni à proprement parler l'autre, il n'est ni l'un ni l'autre." (6) Auparavant, Blanchot écrivait : "Le quotidien est le mouvement par lequel l'homme se retient comme à son insu dans l'anonymat humain." (7)

   La conséquence est bien sûr diffuse et stérile : "Rien ne se passe, voilà le quotidien."(8) En fait, il n'y a pas de possible durée cohérente et responsable dans ce quotidien,  mais plutôt une fascinante tautologie constamment ressassée : chaque instant nouveau est supporté comme un instant aussi vide de sens et aussi insaisissable que le précédent : "Le quotidien n'est-il pas alors une utopie, le mythe d'une existence privée de mythe ? " (9)

   Passivement vécu, chaque instant, presque présent, se répète vaguement sans fournir le moindre repère qui permettrait de saisir le passage d'un instant à un autre : " Le quotidien nous renvoie donc toujours à cette part d'existence inapparente et cependant non cachée, insignifiante parce que toujours en deçà de ce qui la signifie, silencieuse, mais d'un silence qui s'est déjà dissipé…." (10) Pour le dire autrement, selon Blanchot, la non-visibilité du quotidien ne provient pas de sa réserve, de quelques potentialités cachées et insignifiantes, mais de sa dissipation dans un présent défunt et déjà oublié, donc en deçà de toute signification possible.

   Dès lors, si rien ne paraît se passer comme réalité et pour aucune personne singulière, c'est sans doute parce que Blanchot a d'abord réduit le quotidien à une épreuve neutre, indifférente à l'humain, anonyme, et parce que cette épreuve exclut toutes les manifestations imprévisibles de la Nature ainsi que toutes les œuvres originales des hommes. Rien ne peut plus réellement se passer, précisément pour Blanchot, parce que le quotidien se situe dans les "grandes agglomérations urbaines (…), dans la rue" (11), c'est-à-dire dans ce qui rend secrètement publiques et irresponsables toutes les paroles des hommes comme celles des rumeurs, comme l'opinion publique, ou bien comme une propagande, hors de quelque chaleureuse demeure et hors de tous lieux provisoirement habitables ou habités (bureaux, églises) : "Les rumeurs se rapportent sans que personne les transmette et parce que celui qui les transmet accepte de n'être personne." (p. 362)

   En tout cas il n'y a aucun sujet pour affirmer le "mouvement immobile" (12) de l'épreuve anonyme, dissipée et irresponsable du quotidien. Car il y a une violente suppression de toute possibilité dans ce qu'exprime cet oxymore d'un mouvement immobile qui ne peut désigner que des passants inconnus, sans identité, fuyants, neutres (ni visibles ni invisibles).

   Mais ce n'est pas si simple, car Blanchot hésite entre une épreuve neutre du quotidienne, celle de l'ambiguïté, de l'équivoque, du mélange ou de l'impureté, et celle d'un processus dialectique. Et cette hésitation ne lui permet que de nier toute possibilité de donner un sens simple et clair au clair-obscur d'un fait quotidien : "Le quotidien du travail tend à me retirer de cette appartenance à la collectivité du travail qui fonde sa vérité, le quotidien dissout les structures et défait les formes, bien que se reformant sans cesse par-derrière la forme qu'il a insensiblement ruinée." (13)

   Dans le quotidien, une mystérieuse dialectique se déploie donc vainement : "L'homme (l'homme d'aujourd'hui, celui de nos sociétés modernes) est à la fois enfoncé dans le quotidien et privé du quotidien. Et - troisième définition - le quotidien, c'est aussi l'ambiguïté de ces deux mouvements, l'un et l'autre peu saisissables." (14) Cette troisième définition recouvre en fait la contradiction des deux premières (neutre et équivoque) par une interprétation dialectique (avec ses relèves, ses reprises et ses renversements) qui ne parvient tout de même pas à penser le devenir du quotidien, dans le quotidien. Pourquoi ? Sans doute parce qu'une pensée dialectique du devenir requiert aussi, et d'abord, de bien poser les contradictions. Or, pour Blanchot, les contradictions  semblent s'annuler, s'anéantir, sans aucune médiation : "Et nous affirmons la profondeur de ce qui est superficiel, la tragédie de la nullité. Toujours les deux côtés se retrouvent, le quotidien avec son côté fastidieux, pénible et sordide (l'amorphe, le stagnant), et le quotidien inépuisable, irrécusable et toujours inaccompli et toujours échappant aux formes ou aux structures (en particulier celles de la société politique : bureaucratie, rouages gouvernementaux, partis). Et qu'entre ces deux opposés il puisse y avoir un certain rapport d'identité, c'est ce que montre le faible déplacement d'accent qui permet de passer de l'un à l'autre, lorsque le spontané, c'est-à-dire ce qui se dérobe aux formes, l'informel, devient l'amorphe et lorsque (peut-être) le stagnant se confond avec le courant de la vie, qui est aussi le mouvement même de la société." (15)

   Ainsi, l'épreuve du neutre, du ni vrai ni faux, ni présent ni absent, n'est-elle pas vraiment saisissable ! Elle oscille dans l'indifférence et dans l'ambiguïté entre une négation et une affirmation, parce qu'elle n'est pas réellement voulue par Blanchot. Il la subit comme un pesant désastre indéfiniment répété, sans poids ni mesure, ni chaud ni froid, ni haut ni bas… comme la chute de tout désir dans un abîme anonyme, comme une présence de soi devenue interchangeable avec celle d'un autre, comme un instant qui incarne une contradiction sans permettre de savoir où se trouve l'en deçà et l'au-delà. Le neutre de Blanchot est ainsi vécu comme dans un rêve irresponsable, lorsque des images contradictoires s'imposent sans cohérence apparente hors de toute objectivité : "Le propre du quotidien, c'est de nous désigner une région, ou un niveau de parole, où la détermination du vrai et du faux, comme l'opposition du oui et du non, ne s'applique pas, étant toujours en deçà de ce qu'il affirme et cependant se reconstituant sans cesse par-delà tout ce qui le nie." (16)

   Ainsi, jour après jour, dans les grisailles répétées du quotidien,  la monotone apparence des choses disperse l'énergie psychique vers un lieu indéfini qui semble vide, donc dépourvu de sens et de valeurs. Tout se perd dans l'espace presque uniforme, insignifiant et indifférent de la routine, c'est-à-dire de l'absence de tout vouloir.

   Puis, confuse et floue, surgit la banalité qui demeure complexe lorsqu'elle n'est pas transfigurée par la création d'un sens simple ou d'une orientation vers une valeur éthique, esthétique ou politique. Car, même banal, le quotidien se contredit pourtant, il devient étrange dans et par sa répétition. Incapable de se fixer, il appartient en effet à un monde vide où l'incertitude et l'errance se jouent constamment et étonnamment de nous : "Il appartient à l'insignifiance, et l'insignifiant est sans vérité, sans réalité, sans secret, mais est peut-être le lieu de toute signification possible. Le quotidien échappe. C'est en quoi il est étrange, le familier qui se découvre (mais déjà se dissipe) sous l'espèce de l'étonnant."  (17) En conséquence, ce rapport au vide n'est sans doute pas séparable d'une crainte de la mort, de l'angoissante étrangeté de la perte du familier.

 

b) Deux conséquences éthiques et politiques du nihilisme radical de Blanchot :

 

- "Le quotidien récuse les valeurs héroïques, mais c'est qu'il récuse bien davantage, toutes les valeurs et l'idée même de valeur, ruinant toujours à nouveau la différence abusive entre authenticité et inauthenticité." (18)

- "Le quotidien, c'est le suspect (et l'oblique) qui toujours échappe à la claire décision de la loi, même lorsque celle-ci cherche à traquer, par le soupçon, toute manière d'être indéterminée : l'indifférence quotidienne. (Le suspect : l'homme quelconque, coupable de ne pouvoir être coupable.)" (19)

 

c) La vie au quotidien

 

    Une vie paisible de "l'homme du quotidien" (20) est-elle néanmoins possible ? Sans doute, mais ce serait dans une existence désœuvrée, dans un monde déréalisé, comme dans un rêve qui exclurait tout autre réalité : "C'est que, dans le quotidien, nous ne naissons ni ne mourrons : de là le poids et la force énigmatique de la vérité quotidienne." (21)

   Il reste donc à vivre dans un intervalle vide, sans fin, interminable, où prolifèrent des souffrances plus ou moins usantes, sans horizon, confusément contradictoires, dévorantes et neutres : pour rien. Puis ce vide pesant et sans avenir se transforme en un insoutenable ennui : "L'insensible appréhension du quotidien où l'on glisse, dans le nivellement d'une durée étale, s'y sentant à jamais enlisé, alors qu'en même temps on sent aussi qu'on l'a déjà perdu(…) maintenu dans l'ennui par l'ennui (…) L'ennui, c'est le quotidien devenu manifeste : par conséquent ayant perdu son trait essentiel - constitutif - d'être inaperçu.." (22)

   Dans cette perspective matérialiste, le quotidien est alors presque vécu dans un instant peu vif, neutre (pas encore achevé ou anéanti), plutôt rêvé, comme dans de nombreux tableaux de Félix Vallotton lorsque la présence et l'absence des figures paraissent s'équilibrer. Par exemple, dans une œuvre intitulée Le Sommeil, le peintre sait durcir et refroidir les formes suaves et arrondies d'une femme pudiquement endormie. Pourtant, les lignes précises, fermes, distinctes, ainsi que les aplats denses et colorés de ce tableau ne semblent pas pouvoir empêcher la chute définitive des apparences dans quelque abîme ou bien dans le vide d'une irrémédiable absence. Certes, rien n'est encore tout à fait joué et la banalité du quotidien paraît un peu ouverte sur ce qui la nie, c'est-à-dire sur l'instant étrange et imprévisible où autre chose sera peut-être réalisable.

    Néanmoins, une autre interprétation de la présence de soi au monde (et inversement), serait possible. Par exemple l'épreuve de la rue pourrait être vécue d'une manière énigmatique, comme dans le tableau de Balthus intitulé Passage du Commerce-Saint-André, (1952-1954). Dans cette œuvre aucune évidence sur le fait insaisissable du quotidien n'est possible, hormis celle qui permet au peintre d'animer très naturellement l'espace à partir d'une lumière singulière, cohérente et peut-être sacrée : la sienne.

   Par ailleurs, au-delà de Balthus et de Blanchot, le quotidien pourrait être autrement vécu, c'est-à-dire abordé d'une manière intense, créatrice et valorisante. Il serait alors brièvement saisi dans son acmé (dans un moment vraiment épanoui, donc joyeux), notamment lorsqu'une cime exaltante est brièvement atteinte par et dans un acte simple, donc libre. Le quotidien enchanterait alors en un moment solennel qui ferait rayonner la présence des choses, comme à l'instant très bref de l'éclosion complète d'une rose.

    Certes, nul n'échappe à la répétition et à la routine des jours et des nuits, sachant que, comme l'écrit Blanchot, cette répétition ignore sa propre source : "Le quotidien, c'est ce que nous ne voyons jamais une première fois, mais ne pouvons que revoir, l'ayant toujours déjà vu par une illusion qui est précisément constitutive du quotidien."(23) Mais cette épuisante répétition paraît dérisoire lorsque, au cœur du quotidien, surgit le vouloir de commencer, hors de toute violence, des actes libres. Dans cette situation, l'homme n'est plus asservi au quotidien par le quotidien, il crée au quotidien car cette idée de création n'est pas irrecevable ; même si Blanchot pense le contraire (24). Pour cela, l'homme ne se réduit pas à l'il y a éternel mais vide et athée du quotidien. Il se donne sa propre source, hors de toute interprétation mythique qui prétendrait la fonder. Car la source de toute création est inconnaissable ; elle apparaît comme un don de la Nature infinie qui se prolonge ainsi par l'intermédiaire des hommes qui le veulent. Comment faire autrement ? En tout cas, le miracle de ce don est immédiatement transformé, approprié, effectué, accompli, réussi, parfait.

   En définitive, la vérité du quotidien, vécue différemment par chacun à diverses heures de ses jours et de ses nuits, ne peut être énoncée, plus ou moins clairement, que dans et par l'authenticité d'une singularité. Cela signifie qu'aucune méthode préétablie ne saurait mettre au jour la vérité complexe du quotidien, car cette vérité requiert la rencontre d'un sujet authentique (une singularité responsable de sa création) avec une réalité complexe qui rapporte toute présence à une absence (et réciproquement).

 

 

1. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, Gallimard, 1969, p. 359.

2.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 357.

3.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 357.

4. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 364.

5.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 355.

6.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 364.

7. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 361.

8. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 360.

9.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 366.

10.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 361.

11. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 362.

12. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 360.

13. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 362.

14. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 356.

15. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 357.

16.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 361.

17. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 357.

18.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 365.

19.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 356.

20. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 139.

21. Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 366.

22.  Blanchot (Maurice), L'Entretien infini, op.cit., p. 361.

23.  Blanchot (Maurice),  L'Entretien infini, op.cit., p. 358.

24.  Blanchot (Maurice),  L'Entretien infini, op.cit., p. 366.

 

 


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À propos

claude stéphane perrin

Claude Stéphane PERRIN. Professeur de philosophie à la retraite, j'écris et je lis en méditant sur le problème de la non-violence, notamment à partir d'une idée non indifférente et non nihiliste du neutre .
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Bouchareb abdel 13/11/2013 12:24


J'aime beaucoup votre article sur le quotidien et je découvre Blanchot .


Que pensez-vous de Perec et sa "tentative d'épuisement d'un lieu public parisien"? 


Le quotidien n'est-il pas cette coexistence/sumultanéité de faits  l'infra-ordinaires?


N'est-il pas révélateur de notre "être au monde"?


 


 

claude stéphane perrin 12/12/2013 10:01



Il m'est impossible de répondre, aujourd'hui et en quelques mots, à vos questions si pointues. Je le regrette et je vais y réfléchir.


P.S. Par étourderie, et je vous prie de m'en excuser, je n'ai découvert votre commentaire que ce matin.