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Claude Stéphane PERRIN

Recherches philosophiques qui, inspirées par l'idée du neutre, vont au-delà du scepticisme vers une interprétation moderne (historique et intemporelle) du principe de raison.

Bachelard et le complexe

Détail d'un tableau du Titien intitulé Allégorie de la Prudence, National Gallery, Londres. Ce tableau a été reproduit p. 169 du livre d'Erwin Panofsky intitulé Le Titien, Questions d'iconologie, Hazan, collection 35/37, 1989.

Détail d'un tableau du Titien intitulé Allégorie de la Prudence, National Gallery, Londres. Ce tableau a été reproduit p. 169 du livre d'Erwin Panofsky intitulé Le Titien, Questions d'iconologie, Hazan, collection 35/37, 1989.

"Le complexe espace-temps-conscience, c'est l'atomisme à triple essence, c'est la monade affirmée dans sa triple solitude, sans communication avec les choses, sans communication avec le passé, sans communication avec les âmes étrangères."[1]

 

"Un complexe doit garder sa synthèse des contraires ; c'est par la somme des contradictions amassées qu'on a une mesure de la force du complexe."[2]

 


[1] Bachelard, L'Intuition de l'instant, 1935, Gonthier- Médiations, 1973, p.37.

[2] Bachelard, Lautréamont, Corti, 1940, p.121.

Détail d'une œuvre d'Albrecht Dürer intitulée Hercule (La Jalousie) 1498-1499. Gravure sur cuivre, Wallraf-Richartz Museum, Cologne. Cette œuvre a été reproduite p. 284 du Dictionnaire universel de la peinture, tome 2, 1975, Le Robert.

Détail d'une œuvre d'Albrecht Dürer intitulée Hercule (La Jalousie) 1498-1499. Gravure sur cuivre, Wallraf-Richartz Museum, Cologne. Cette œuvre a été reproduite p. 284 du Dictionnaire universel de la peinture, tome 2, 1975, Le Robert.

"Ces poèmes méconnaissent aussi bien la réalité historique que la réalité objective. Ils ne peuvent donc prendre leur force de synthèse que dans un complexe inconscient, dans un complexe si caché, si éloigné de ce qu'on sait sur soi-même qu'on croit, en l'explicitant, découvrir une réalité." [1]

 

"Nous appelons aussi (complexe de culture) des attitudes irréfléchies qui commandent le travail même de la réflexion. Ce sont, par exemple, dans le domaine de l'imagination, des images favorites qu'on croit puisées dans les spectacles du monde et qui ne sont que des projections d'une âme obscure. On cultive les complexes de culture en croyant se cultiver objectivement (…) Sous sa bonne forme, le complexe de culture revit et rajeunit une tradition. Sous sa mauvaise forme, le complexe de culture est une habitude scolaire d'un écrivain sans imagination."[2]


[1] Bachelard, Lautréamont, Corti, 1940, p.136.

[2] Bachelard, L'Eau et les rêves, Corti, 1942-1971, p.26.

Détail d'une œuvre de Dürer intitulée Le Chevalier, la Mort et le Diable. Gravure sur cuivre, 246 x 190 mm. Cette œuvre a été reproduite p. 238 du livre d'Erwin Panofsky intitulé La Vie et l'art d'Albrecht Dürer, Hazan, collection 35/37, 1987.

Détail d'une œuvre de Dürer intitulée Le Chevalier, la Mort et le Diable. Gravure sur cuivre, 246 x 190 mm. Cette œuvre a été reproduite p. 238 du livre d'Erwin Panofsky intitulé La Vie et l'art d'Albrecht Dürer, Hazan, collection 35/37, 1987.

"La psychanalyse d'un complexe de culture réclamera donc toujours la séparation de ce qu'on sait et de ce qu'on sent, comme l'analyse d'un symbole réclame la séparation de ce qu'on voit et de ce qu'on désire." [1]

 

 

[1] Bachelard, L'Eau et les rêves, Corti, 1942-1971, p.58.

Détail d'une œuvre de Dürer intitulée Melencolia I, 1514. Gravure sur cuivre, 239 x 168 mm. Cette œuvre a été reproduite p. 244 du livre d'Erwin Panofsky intitulé La Vie et l'art d'Albrecht Dürer, Hazan, collection 35/37, 1987.

Détail d'une œuvre de Dürer intitulée Melencolia I, 1514. Gravure sur cuivre, 239 x 168 mm. Cette œuvre a été reproduite p. 244 du livre d'Erwin Panofsky intitulé La Vie et l'art d'Albrecht Dürer, Hazan, collection 35/37, 1987.

"Un complexe est toujours la charnière d'une ambivalence. Autour d'un complexe, la joie et la douleur sont toujours prêtes à échanger leur ardeur." [1]

 


[1] Bachelard, L'Eau et les rêves, Corti, 1942-1971, p.224.

Edvard Munch, Die Frau. Sphinx, 1894. Öl auf Leinwand, 72 x 100 cm. Munch Museum, Oslo. Woll 361, Kat. 10. Cette œuvre a été reproduite dans l'ouvrage intitulé Edvard Munch, Rätsel hinter der Leinwand, Kurzführer sur Ausstellung in der Kunsthalle Bremen, 2011, p. 19.

Edvard Munch, Die Frau. Sphinx, 1894. Öl auf Leinwand, 72 x 100 cm. Munch Museum, Oslo. Woll 361, Kat. 10. Cette œuvre a été reproduite dans l'ouvrage intitulé Edvard Munch, Rätsel hinter der Leinwand, Kurzführer sur Ausstellung in der Kunsthalle Bremen, 2011, p. 19.

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À propos

claude stéphane perrin

Claude Stéphane PERRIN. Professeur de philosophie à la retraite, j'écris et je lis en méditant sur le problème de la non-violence, notamment à partir d'une idée non indifférente et non nihiliste du neutre .
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