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Claude Stéphane PERRIN

Recherches philosophiques qui, inspirées par l'idée du neutre, vont au-delà du scepticisme vers une interprétation moderne (historique et intemporelle) du principe de raison.

Au-delà des images : Prologue

Au-delà des images : Prologue

A. PROLOGUE

 

01. Nature évanescente des images. - Les images mentales et les images de l'art sont, par rapport à la Nature infinie et invisible qui englobe éternellement tous les mondes qu'elle crée, presque des réalités. Pourtant, ces images se correspondent dans leurs apparences évanescentes qui ne font que traduire l'affect de leur non-être sur nos réalités singulières. En tout cas, les images, ces représentations intellectuelles, confuses ou vagues, d'un objet susceptible d'être vu ou seulement pensé, ne sont pas seulement des traces de la situation de l'homme dans le monde. Comme reflets incertains, comme non-être inséparable des êtres, elles n'apparaissent vraiment, en effet, que si elles sont interprétées, donc dépassées en tant qu'images, notamment en révélant leurs structures et en mettant au jour leurs forces inséparables de l'Il y a infini de la Nature naturante.

  

02. Au-delà du sensible ? - Cependant, vouloir dépasser les images par des idées ou par des concepts ne permet pas toujours d'échapper à la confusion ou au vague. Comment éviter, en effet, la fascination du vide qui est inhérent aux images tragiques, et comment avoir une idée claire de l'infini qui inspire, par sa puissance créatrice, tant d'images de notre monde ? Pour être pertinent, il faudrait sans doute découvrir des fondements, là où ils se trouvent ; ici ceux des vérités imagées du monde et ailleurs ceux de vérités plus singulières. Ou bien les images et les concepts pourraient unir leurs devenirs, ludiques, aléatoires et nécessaires, abstraits et sensibles, en fonction des symboles et de toutes les structures qui peuvent exprimer les multiples pensées des hommes. En d'autres termes, face aux images, à leurs symboles et à leurs auteurs, ne faudrait-il pas découvrir les concepts qui relient et qui éclairent les images, les contradictions du réel et celui qui les interprète ? Les formes de la pensée manifestent en effet des conflits entre les structures de la pensée et le chaos des sensations humaines. De plus, une œuvre d'art n'est pas seulement une image originale ou sociale, elle ouvre sur d'autres réalités. Elle obéit certes à une nécessité subjective (différente selon les artistes), mais cette nécessité conduit soit à représenter, soit à exprimer, soit à créer des réalités imprévisibles. Dès lors, au-delà des structures de la pensée et du gouffre des sensations, chaque créateur vit sans doute intensé­ment ses propres réalités formelles, ses diverses structures sensibles, dynamiques, complexes, parfois torturées, nouées, entre le visible et l'invisible... avant quelque rupture ou unification.

 

03. Le silence du néant. – D'un point de vue métaphysique, l'idée impensable du néant impose la primauté immédiate et éternelle, donc répétée, de la fiction d'un Dehors sans dehors, d'un Dehors vide et séparé, d'un impensable silence total, à coup sûr recouvrant tous les abîmes. Cette fiction évoque un vide sans objet et sans sujet qui ne correspond à aucun concept possible, hormis dans le monde terreste où les choses semblent totalement disparaître pour un être humain. Le néant est donc, eu égard à une métaphysique qui suppose l'éternité de la Nature naturante, seulement un presque rien, un point dans l'infini et un mot, ou, plus précisément, comme l'a affirmé Blanchot, que "l'illusion d'un mot, autrement dit, rien qu'un rien, qui est tout de même quelque chose." [1] Ce paradoxe n'explique donc ni le rien relatif qui précéderait une parole, ni la parole qui désignerait un rien, car, ajoute Blanchot, "le néant n'est pas l'extrême, il ne l'est qu'en tant qu'il nous trompe."  

   En revanche, dans une relation empirique au rien, le silence de l'Être (et plus justement de la Nature naturante qui englobe être et non-être) est parfois confondu avec le néant de l'Être. Ce néant ne peut pas être pensé, mais il est pourtant éprouvé comme sentiment, puis nommé en tant que rien total. Car, si la pensée est rapportée à des mots-outils, elle peut bien sûr l'être également à celui de néant à ce mot fictif qui exerce un pou­voir fascinant sur la pensée empirique. Et, comme pour toute forme de pou­voir, il nie toute réalité afin de s'affirmer, par exemple pour Nietzsche, comme "le sentiment pénétrant du néant." [2]

   Les diverses formes de sentiment qui accompagnent ainsi l'épreuve du silence devant le néant renvoient pour l'homme à la rencontre possible d'une profondeur intransmissible, celle de l'Obscur. Le silence demeure alors extérieur à la parole en étant la preuve d'un échec ou d'une dissimulation qui interdit à l'homme l'accès à la vérité absolue comme dévoilement de l'Être : "En nous mettant en présence du Néant, l'angoisse nous coupe la parole et nous réduit au silence. Mais c'est un silence tellement vide et opprimant que nous nous efforçons aussitôt de le masquer par notre bavardage." [3]

 

04.  Des clichés aux images créées. - Au mépris des plus dignes valeurs humaines, à une époque où les actes barbares prolifèrent, s'ajoute aujourd'hui une profusion d'images radicalement impen­sables, violentes, dérisoires ou négatives. Mais, bien que cette dernière affirmation reste toujours à vérifier et à prouver, d'autres images, celles qui furent produites et conservées par l'histoire de l'art, restent néanmoins présentes et fécondes. À partir d'elles et de l'intuition de leurs fondements, par-delà les clichés, par-delà les images des puissantes et froides techniques de la communication actuelle, l'imaginaire des hommes, purifié, concentré et ruisselant d'énergie, ne pourrait-il pas attiser son inépuisable capacité de transformer, en la rendant plus significative, la présence éphémère des images du monde ? Sur ce chemin des hommes ont souvent commencé en créant et en interprétant. De recherche en recherche, de virtualités en errances, d'œuvres d'art en profanations, le cercle de l'imaginaire de l'humanité, cette synthèse des images pensées, perçues, créées ou seulement possibles, a depuis bien longtemps tracé ses multiples sillons. Il serait intéressant de les interroger.

 

05. Axiomes possibles. - Pour cela, les hypothèses ici proposées s'ouvrent sur de nombreuses perspectives. Le champ mystérieux des images peut en effet s'approfondir de multiples manières conformes aux diverses facultés humaines (sensibilité, intuition, imagina­tion, entendement et raison). Et chaque enracinement peut se prolonger différemment selon les forces créatrices (fondées clairement ou non), selon ses liens avec le monde (pertinence), et selon ses finalités (sociales ou singulières). Du reste, si une logique des sensations est inséparable d'une logique des structures de la pensée, c'est sans doute parce qu'elles dépendent toutes les deux d'une possible cohérence entre l'esprit humain et les images senties ou abstraites. Cette cohérence ne serait-elle pas alors la preuve de la valeur de toute création ? Parce que les idées de la raison ne suffisent pas pour penser toutes les perspectives sensibles et intellectuelles de l'homme immergé dans le devenir du monde terrestre, les formes sensibles, parfois dures et cruelles des images, permettent d'incarner et de clarifier un peu la complexité du réel. Elles ne sont certes pas des modèles totalement perti­nents. Car il y a toujours d'autres horizons, d'autres distances à évaluer... Cependant, au-delà des images, qu'elles soient pensées, rêvées ou artistiques, l'imaginaire des hommes peut chercher à approcher quelques cohérences dans le monde. Et, si cela est possible, il importe de savoir comment.

 

06. La pensée imageante. - En se développant librement, la pensée de l'homme renforce ses capacités d'analyse et de synthèse ; elle se divise ou s'élargit. Dans la relation à son monde vécu, elle réalise ainsi ses multiples pouvoirs de s'affirmer et de se nier elle-même sous trois modalités différentes, voire complémentaires : se souvenir (et oublier), imaginer (et rêver) et percevoir (ou sentir son contact avec l'invisible). Elle voit ou non, mais elle sait ce qu'elle veut voir, enregistrer, transformer et viser. Lorsqu'elle se dédouble, c'est aussi pour rassembler ses tensions tout en niant parfois les soubassements inconscients qui attisent sa vie singulière, c'est-à-dire incarnée dans un corps différent de tous les autres : un peu le sien. Cette pensée imagée crée alors de vives relations avec le monde, perçu ou non, ainsi qu'avec les sources inconnues qui spontanément l'inspirent en tant que pouvoirs complexes qui lui permettent une fermeture sur elle-même ou une ouverture sur l'infini, une dispersion ou une unification, un obscurcissement ou un éclaircissement de la diversité de ses états. Constamment dédoublée ou renforcée, la pensée ne se reconnaît en tout cas que partiellement dans la dynamique et hésitante création de ses images mentales. Pourquoi ?

   Les apparences finies et éphémères du monde, affirmées par des couleurs et par des structures, toujours modifiées ou niées par de nouvelles apparitions imagées, sont incapables de créer le cercle imaginaire cohérent et stable qui pourrait rassembler toutes les apparences rêvées, disparues, mémorisées et oubliées. Chaque image mentale apparaît en effet pour disparaître, même si quelques apparences sensibles sont un peu mémorisées tout en étant niées par l'imagination qui les transforme, les domine ou les tamise avant de les effacer. Ainsi les images mentales ou concrétisées par l'art possèdent-elles des qualités instables, bipolarisées, évanes­centes, insaisissables, et surtout vaines ! Car, rattachée à la fois à la visée d'un sujet pensant et à l'opacité du devenir des choses, chaque représentation ou expression imagée épouse et réalise les variations de ses tensions, entre apparitions et disparitions. Et aucune image ne possède en elle-même le pouvoir de ramener abstraitement le multiple à l'unité la plus claire ni le pouvoir de diviser cette dernière en ses éléments fondamentaux. Dès lors la puissance, les structures, le relief et la précision des contours d'une image sont inséparables de ce qui les nie, c'est-à-dire d'une tension qui finit par absorber la pensée imageante dans les forces sensibles et éphémères du monde, même si la puissance d'expansion et de rayonne­ment d'une image est parfois considé­rable.

   Et, lorsque les sensations ne trouvent pas les structures suscep­tibles de les traduire, elles restent pourtant silencieusement rattachées à la source féconde et imprévisible de la parole de l'homme. Elles ravivent des expériences, notamment celles de l'enfance, en leur découvrant un sens. Les images mentales deviennent ainsi concrètes, cohérentes, et surtout plus denses. Mais, surtout, l'homme recherche autant (ou moins) du jamais vu qu'une façon originale de voir, de mieux voir et revoir. Au reste, naissances et survies communiquent dans les arts plastiques. Un tableau est en effet à la fois une structure sensible inanimée, inerte, et un espace dynamisé par celui qui le regarde. Il est aussi la preuve d'un dépassement des images mentales, d'un dépassement constitutif d'autres images du devenir des hommes.

 

07. La force de l'altérité. - La pensée imageante exprime et accompagne le devenir de chaque existence humaine dans sa tension entre la jouissance de la vie et l'angoisse inhérente à la pensée de sa mort inéluctable. Or, cette limite fatale est en fait l'autre de la conscience de soi qui voudrait se reconnaître dans des structures simples et permanentes, notamment dans celle du cercle où le concept de réversibilité pourrait renforcer le principe d'identité. La conscience de soi (c'est-à-dire l'affirmation d'une structure originelle et permanente du moi) n'est en effet qu'une propriété de la pensée qui se projette dans deux épreuves possibles de son altérité : l'une qui la répète et la fige (l'autre du vivant étant son cadavre), la seconde qui la prolonge un peu dans un rêve de dépassement de soi, avec et par l'autre, puisque cet autre pourtant inclus ne coïncidera jamais avec soi.

   Par ailleurs, les images de l'art se nourrissent de ce constant devenir de l'altérité d'un moi en sachant que le devenir des apparences erre toujours du visible vers l'invisible, c'est-à-dire vers d'indicibles émotions dont chacun devient pourtant l'auteur lorsqu'il leur donne un sens. Les images ne se réduisent donc ni à leurs apparitions ni à leurs disparitions, car elles sont toujours liées à ce qui les contredit, y compris à la pensée qui les interroge en les prolongeant et en les transformant un peu. Le fruit de cette présence de l'altérité peut ensuite être valorisé par une pensée imageante qui se rapporte à la fois au devenir complexe du monde (une nature naturée) et à l'éternité de la Nature naturante. En conséquence, si l'autre (y compris celui de mon moi changeant) est toujours ailleurs, et si la conscience de soi n'est jamais tout à fait à l'abri en elle-même, la vitalité des images se réalise dans la distance qu'elle découvre entre une impossible unité totale et une vigoureuse altérité créatrice qui semble épouser les multiples vibrations du devenir. De la même manière, les divers moi (les diverses propriétés d'une personnalité) et le Je (cette conscience de soi qui se voudrait permanente) se tiennent toujours à distance, car, comme l'écrivait Montaigne, il se trouve "autant de différence de nous à nous-mêmes que de nous à autrui." [4]

 

08. Des vérités singulières.- Exclure des qualités, c'est aussi un peu les reconnaître. De plus, les singularités se développent en se limitant ; mais pourquoi oublieraient-elles qu'elles sont également détermi­nées par l'histoire ? Chaque personnalité créatrice s'affirme en fait au sein d'un combat contre des influences multiples, parfois utiles séparément, mais qui peuvent être globalement funestes lorsqu'elles orientent trop fortement l'inspiration. Au reste, l'essentiel est ailleurs : chaque artiste répond surtout et d'abord aux forces chaotiques du monde : "Ordonner un chaos, voilà la création. Et si le but de l'artiste est de créer, il faut un ordre dont l'instinct sera la mesure."[5]

   Comme l'écrivait Pascal, nous sommes embarqués. Et notre voyage vers notre fin mortelle s'effectue sur la surface instable et mouvante d'une mer souvent dangereuse. Pourtant, chacun ne pourrait-il pas se donner d'autres images des épreuves possibles ou virtuelles du devenir de son propre corps (sans attendre de les créer peut-être un jour) ? En fait, chaque singularité erre à sa manière, avec des goûts et des rêves différents, soit en se laissant emporter par le navire rassurant, mais sot du collectif, du commun et de l'impensé, soit en décidant de mettre le cap vers des réalités nouvelles et remarquables, pour la pensée et pour le corps, comme vers quelques îles lointaines encore indiscernables, soit en produisant des images de la pensée qui rendront possible un contact silencieux avec l'infinité de la Nature en dépassant toutes les profondeurs et toutes les altitudes. Ce devenir vers l'incorporel, vers une pointe de l'Infini, entraînerait tous les corps et toutes les réalités dans son sillage. En tout cas, c'est ce rapport à l'Infini qui nourrit l'exigence philosophique de rechercher tous les sens possibles, cohérents ou non, du réel.

   De plus, en ce qui me concerne, de multiples images de ma pensée me sont nécessaires pour philosopher, car ma démarche ne parvient pas à se penser uniquement à partir d'elle-même, uniquement à partir d'un retour logique sur elle-même, c'est-à-dire sans quelque rapport avec un autre qu'elle. Dès lors, à l'inverse de Platon, les images de ma pensée sont complexes, c'est-à-dire à la fois spirituelles, sensibles, aléatoires et en devenir : du fini vers des rêves d'infini, en quelque sorte comme chez le peintre C.D. Friedrich.[6] L'image centrale (la plus répétée) de ma pensée n'est donc pas le fruit du simple dialogue silencieux de mon âme intellective avec elle-même. Elle n'est pas davantage une image autocentrée par le mythe ou par le dogme de quelque réminiscence, la pensée ayant certes ainsi trouvé une image (une représentation) plutôt claire d'elle-même. En fait, cette image n'affirme qu'un aller et retour très narcissique, comme dans la puissance fascinante d'un lointain miroir qui bloque idiotement la pensée lorsque cette image s'abîme dans de vaines et mortelles symétries…

   Cependant, quelques images singulières de ma pensée ne pourraient-elles pas ouvrir sur des expressions pertinentes de nos épreuves humaines en devenir ? Assurément en restant teintées de scepticisme concernant la connaissance du réel, car l'unique vérité absolue qui est recherchée par les philosophes idéalistes n'est qu'une île imaginaire et inaccessible. L'homme, aussi bien à partir de ses propres expériences qu'à partir d'expérimentations scientifiques, ne peut aller qu'à la rencontre d'un archipel ouvert sur l'infini, et où trois sens possibles de la vérité semblent s'entrelacer. Le premier sens concerne la réalité mystérieuse, invisible et silencieuse, d'une Nature parfaite et infinie, d'une Nature qui crée toujours de nouvelles réalités au-delà des mers, des cieux et des terres. Le deuxième sens rassemble, à partir d'épreuves différentes pour chacun, l'archipel des vérités humaines les plus probables et les plus utiles. Et le troisième sens de la vérité crée effectivement un mystérieux, mais plus intense contact, entre la puissance infinie de la Nature et l'archipel de quelques vérités, que ces dernières soient rationnelles (hypothétiques), intuitives ou seulement probables.

   Dans tout voyage humain qui va à la rencontre de l'immense complexité du réel, chacun prend alors des risques et ignore si son image du troisième sens de la vérité parviendra à englober les deux autres. En tout cas, l'archipel de nos maigres et fragiles vérités éphémères, rêvées ou seulement probables, rencontre très vite ses limites. Son image bute sur l'impossible sans vraiment y accéder, car il n'y a pas d'image de l'infini. Ce dernier est en effet invisible, et silencieux, conformément à cette affirmation de Spinoza : "Une quantité infinie n'est pas mesurable et ne peut se composer de parties finies."[7]

 

 


[1] Blanchot, L'Entretien infini, Gallimard, 1942, pp.148, 217, 261.

[2] Nietzsche, La Volonté de puissance, II, livre III, § 89, trad. G. Bianquis. Paris, NRF., Gallimard, 1942, p. 40.

[3] Rassam (Joseph), Le silence comme introduction à la métaphysique, Université de Toulouse, 1980, p.86.

[4] Montaigne, Les Essais, II, 1.

[5] Matisse à Apollinaire en 1907.

[6] Comme dans le tableau de C.D.Friedrich page 69.

[7] Spinoza, scolie de la proposition XV du livre I de L'Éthique.

F. TABLE DES MATIÈRES

 

A. PROLOGUE (p.7)

01. Nature évanescente des images. 02. Au-delà du sensible ? 03. Le silence du néant. 04. Des clichés aux images créées. 05. Axiomes possibles. 06. La pensée imageante. 07. La force de l'altérité. 08. Des vérités singulières.

 

B. NAISSANCES DES IMAGES (p.19).

I. Rechercher

09. Les sources de l'inspiration. 10. Le mythe de la création. 11. L'imaginaire et l'histoire. 12. Le verger des images. 13. L'image pensée ou sentie.

II. Incertitudes

14. Les parcours multiples. 15. Le devenir incertain des images. 16. L'image peinte telle qu'elle est créée peu à peu. 17. Maîtriser et aimer ses propres chaos. 18. Concrétiser ou idéaliser. 19. Lumières et déclins.

III. Créer

20. Au-delà des représentations et de l'expression. 21. Le réel caché-créé. 22. La conscience des écarts. 23. Diverses abstractions possibles.

 

C.  L'INTERPRÉTATION DES IMAGES (p.45).

I. Méditer

24. Une pensée créatrice imagée et conceptualisée. 25. Une pensée intuitive et sensible. 26. Distances. 27. L'heure tardive de l'interpréta­tion. 28. L'impasse méthodolo­gique. 29. Doutes et probables certitudes. 30. Fruits et probables vérités. 31. Illusions et mensonges. 32. L'humour, le singulier et l'universel.
II. Rassembler ou unifier

33. Une dialectique des tensions du devenir. 34. Les multiples perspectives du possible. 35. Les repères créatifs. 36. Dia­grammes et images-diagrammes. 37. Les schèmes créatifs. 38. Les tensions de l'imaginaire. 39. Le devenir mythique des symboles.
III. Transfigurer ses affects

40. Le silence des images. 41. Vitalité des formes. 42. Au bord du gouffre. 43. Vie et mort. 44. Mort différée de l'art... et mensonges. 45. Les images silencieuses et dissimulées de la mort. 46. La véracité des métaphores. 47. L'inachevé et l'avenir.

 

D. DU VISIBLE À L'INVISIBLE. (p.83).

I. Des repères hypothétiques

48. L'intention absurde de voir l'invisible. 49. Modèles de construction. 50. Le nombre d'or. 51. Les consonances musicales. 52. Proportions. 53. Normes diverses.

II. Le mystère des intentions

54. L'intérêt esthétique. 55. L'utile et l'incorporel. 56. De la barbarie à l'humanisme. 57. L'innocence des images créatrices.
III. L'ouverture créatrice

58. Présence et absence. 59. L'actuel et le désir d'éternité. 60. Le silence de l'âme. 61. Le silence de l'infini. 62. Contempler.
 

E. ÉPILOGUE. (p.117)

63. Au-delà de l'obscur et de la lumière.  64. Les jours gris avant la tragédie. 65. Attentes. 66. Philosopher, méditer et contempler.

 

F. TABLE DES MATIÈRES (p.125).

 

 

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À propos

claude stéphane perrin

Claude Stéphane PERRIN. Professeur de philosophie à la retraite, j'écris et je lis en méditant sur le problème de la non-violence, notamment à partir d'une idée non indifférente et non nihiliste du neutre .
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